Notre site web en 2020

Notre site web a dépassé les 100K clics juste à temps pour le nouvel an. Avec près de 14 000 visites provenant de touts les continents, nous sommes très reconnaissants envers nos bénévoles, actifs sur les réseaux sociaux. Ils nous aident à projeter notre message toujours plus loin.

Nous aimerions savoir quels sujets vous intéresseraient pour la prochaine année. Si vous avez des idées ou même un article que vous aimeriez partager sur notre site, nous vous encourageons à nous joindre.

CDIC-CIDE website in 2020. Source: CDIC-CIDE.org

Paroles d’enfants

Notre Collection est d’abord connue pour les dessins, peintures et collages qu’elle contient, mais nous nous intéressons tout autant aux créations numériques, audios et multimédia. Nous abordons aujourd’hui l’enregistrement vidéo et cinématographique de la parole enfantine.

Comme nous l’apprenait Marshall (McLuhan), le médium est le message et bien entendu les réseaux sociaux sont essentiellement de grosses machines à publicité. Mais ceci dit, il est assez rafraîssissant de voir et d’entendre les enfants s’exprimer sur Pinterest, Youtube ou Tik Tok sous la supervision bienveillante de leurs parents. Leur contenu est généralement des plus spontané et authentique, à part quelques enfants vedettes mis en scène par des parents spécialistes en marketing ou eux-mêmes vedettes du web. Les réseaux sociaux rendent le mieux les intérêts ludiques et la créativité des enfants. Le bonheur que les enfants ont à partager leur fierté dans leurs réalisations et leurs habilités est palpable.

Ce que les réseaux sociaux font moins bien, c’est permettre un degré d’attention et un espace, aussi virtuel soit-il, propices à un partage des réflexions sérieuses et individuelles des enfants, sans que ces réflexions soient teintées d’une intention pédagogique ou thérapeutique. Ce niveau d’attention et cet espace de dialogue authentique n’ont été rendus possibles à ce jour que par des documentaristes. Malheureusement, ces captations d’enfants qui ont bien des choses à dire, ne sont pas légion et on les souhaiterait plus fréquentes et plus largement diffusées.

Nommons deux de ces documentaires à 20 ans d’intervale et probablement inconnus de presque tout le monde. Paroles d’enfants, scénarisé et réalisé par Isabelle de Blois (Production Triangle, 2017). Ce documentaire nous fait rencontrer une quarantaine d’enfants des régions du Québec. Le tout est filtré par une vision somme toute idéalisante de l’enfance comme pleine de potentiel plutôt que force vive et actuelle. Autre époque, au continent, même titre, Paroles d’enfants, réalisé par Eric Guéret et Oumar Sall (Mangui Films, 1999) nous transporte dans les rues du Sénégal, à la rencontre d’enfants confrontés à leur enfance qui fuit. Ces documentaire à ne pas confondre avec Paroles d’enfants, film de fiction pour la télévision française, réalisé par Miguel Courtois en 1996.

Paroles d’enfants, bande annonce. Source: Productions Triangle, Vimeo, 22 décembre 2020.

Notre c.a. vous cherche

Collection internationale Desseins d’enfants (CIDE) cherche une personne que notre mission inspire, afin de combler un poste au conseil d’administration. Si vous cherchez à mettre à contribution vos compétences en planification, prise de décision, financement, communication ou dans les langues, faites-nous signe. Le mandat d’administrateur est de deux ans et renouvelable.

Il s’agit d’un poste clé pour notre organisme. Toutefois l’investissement en temps n’est pas élevé. Nous prévoyons trois à cinq rencontres par an, toutes en ligne. La distance ne devrait aucunement freiner votre intérêt. Il s’agit d’un poste bénévole, le conseil d’administration est petit, ainsi que notre équipe bénévole pour les programmes. Nous sommes un organisme jeune, et unique, venez donc grandir avec nous. Consultez l’appel de candidatures et pour tout autre détail, simplement nous joindre à info@cdic-cide.org.

Paix sur la Terre, par Yvon, c1966. Source: CDIC-CIDE.org

Art-thérapie… numérique?

Vous avez peut-être déjà entendu des commentateurs ou des chroniqueurs parler de la pandémie en 2020, comme d’un accélérateur de changements déjà entamés ou d’un révélateur de phénomènes tels les inégalités sociales ou autre. Nous le vivons au quotidien depuis plusieurs mois maintenant. Le commerce en ligne, le commerce d’appareils électroniques, la connectivité, la télémédecine croissent à vive allure.

Il aurait été difficile de le prévoir, mais l’effet d’accélération risque fort d’avoir un impact important sur un champ de pratique qui, même si déjà en évolution, dégageait toujours somme toute l’aura artisanal de ses débuts, voire papier, crayons, toile, pinceaux, argile. On parle ici de l’art-thérapie, une pratique relativement récente dans le monde de la santé.

Publié en janvier 2020, un article des chercheurs Juliette Lasalle, Marie Charras et Laurent Schmitt ne pouvait tomber plus à point nommé : Outils numériques en psychiatrie et art-thérapie, quels points de rencontre possibles? Les auteurs y abordent des enjeux criant d’actualité pour les praticiens dans ce domaine. La lecture est enlevante pour tous, de par son retour succinct sur l’histoire de l’art numérique et celle de l’art-thérapie. Les jeux en ligne dont jeunes et moins jeunes raffolent sont discutés en soulevant les enjeux de l’accès aux technologies et de la relation patient-soignant.

Dessin au stylet sur Wacom Cintiq 13HD, par David Revoy. Source: Commons.Wikimedia.org, 1 décembre 2020.