L’univers du blob

Son univers est évidemment le nôtre aussi. Il lui a fallu des centaines de millions d’années, mais la reconnaissance du blob atteint enfin des sommets insoupçonnés. Le mois dernier, le blob s’est joint à l’équipage de la Station spatiale internationale. Une équipe scientifique scrute son comportement dans un environnement à gravité réduite. Des milliers d’étudiants suivent l’aventure par ce hublot qu’est Internet. Pour plus de détails sur l’aspect éducatif du projet scientifique, voyez le court article d’Aglaïa Laurent sur Futura Science.

Passionnés de dessin, nous sommes évidemment nombreux à avoir côtoyé le blob à plus d’une occasion. En parlant bien sûr du blob ou de la tache à deux dimensions et multicolore. Tout en gardant un oeil sur l’expérience en cours sur la Station spatiale, prenez le temps d’aller fouiller les nombreuses ressources artistiques à propos du blob sur le web. Pour une activité à l’école ou à la maison, voyez Dessin d’imagination : dessiner des BLOBS ?! sur la chaîne Youtube d’À nos crayons! Nous l’ajoutons à notre liste de lecture. Le Blob de Marvel Comics doit se réjouir ces jours-ci.

Blob. Photo: Audrey Dussutour / CRCA / CNRS. Source: CNRS.fr, 11 septembre 2021.

@macairesmuse… la suite

Comme des milliers d’internautes quand un premier confinement nous est tombé dessus, nous les avons découverts et suivis leur périple. Les grands dessins à la craie de Macaire sur le béton de l’entrée familiale, ont agit comme un baume pour tant de gens. Quant à Camden, son jeune frère et muse, il a animé le tout dans des poses et mises en scène rocambolesques. Au départ l’objectif était de 100 “fresques” en autant de jours, mais la série n’a cessé de s’allonger. Puis le duo a publié non pas un, mais deux livres le printemps dernier. Le second livre est intitulé Cam and Hopper travel the world. S’il inclu moins d’images que le premier, c’est qu’elles sont plus soignées. Macaire a pour ainsi dire entré l’entrée dans la maison, afin de consacrer plus de temps à l’exécution, à l’abris des intempéries. La dernière étape est demeurée la captation photo à l’extérieur. Macaire a également ajouté la poésie à son art et chaque dessin lui a inspiré un haïku.

Macaire et Camden viennent tout juste de retourner à l’école. Ils ont pris quelques minutes pour nous parler d’un dessin important. Il s’agit d’un dessin sur papier que Macaire a fait lorsqu’elle avait l’âge de son frère. On les y voit côte à côte sous un arc-en-ciel en mouvement. La famille a choisi de l’encadrer et de le conserver au fil des ans. L’an dernier, il a inspiré une version grandeur nature, devenant la 101-ième oeuvre éphémère et festive. On la retrouve dans le premier livre. Deux mots pour ces deux-là: BRAVO et MERCI.

Il était un éguisoir

Parfois, l’inspiration ne se pointe pas. Vous fixez une feuille de papier, mais n’avez aucune idée quoi dessiner. Vous pouvez toujours gribouiller et voir ce que cela donne. Ou alors vous pouvez simplement passer à autre chose, comme prendre un éguisoir et éguiser tous vos crayons jusqu’au dernier. Sauvé par l’éguisoir.

De toutes les collections étonnantes, une collection d’éguisoirs ne manque jamais d’appeler un sourire, même si touts les muses nous ont abandonnés. On vous en présente deux choisies sur le tas, pour le plaisir.

Sharpenking est un site commercial et multilingue offert par deux passionés à Wassenaar, Pays-Bas. Leur collection comprend des centaines d’objets, en vente ou en rachat, et un réseau de collectionneurs tout aussi passionnés. Leur série Chevaliers d’Espagne est sans doute la plus affûtée. L’autre collection ne semble pas avoir son propre site web. Elle est cependant mentionnée comme attraction locale sur le site touristique régional, et fait surtout l’objet de plusieurs vidéos par ses visiteurs (comme celui du lien suivant, par Thrifty Mint). Le Paul A. Johnson Pencil Sharpener Museum est une simple petite cabane au pied des Appalaches, à Logan, Ohio. La famille et amis de feu Rev. Johnson rendent possible cette exposition permanente de près de 3,500 éguisoirs qu’il a amassé durant vingt ans.

Éguisoir et crayon, 2010, par Alexandre Klink. Source: commons.wikimedia.org, 16 August 2021.

Rat des villes et rat des champs

On connaît bien le fossé des générations, mais n’y en a-t-il pas un autre tout aussi universel qu’ancestral: dans le coin droit, la campagne, dans le coin gauche, la ville. Leur rivalité précède l’ère industrielle, l’époque même d’un de la Fontaine, et remonte probablement aux cités des civilisations perdues. Quelques phénomènes l’un persistant, d’autres d’actualité et en développement, offrent l’occasion de nous demander ce que sera grandir en ville ou à la campagne, pour les enfants au cours du présent siècle.

La tendance mondiale est à l’urbanisation, on dirait depuis toujours, et s’est accélérée avec la production de masse et la croissance démographique gallopante. Comme le soulignait la Banque Mondiale en 2020, “d’ici 2050, le nombre actuel de citadins devrait doubler, et pratiquement 7 personnes sur 10 dans le monde vivront en milieu urbain.” La relation entre la population urbaine, depuis peu majoritaire pour la première fois dans l’histoire, et les résidents de milieux moins denses, devrait se transformer de manière importante. Bien malin le démographe qui prédira comment. Peut-être serait-il sage d’ajouter les banlieusards à l’équation. Eux, qui ont amené la culture de l’automobile à son apogée, et levé le nez sur les centre-villes, les jugeant inhabitables, tout en les trouvant fréquentables pour leur travail ou leur divertissement.

Deux phénomènes en cours signalent peut-être qu’il est temps de porter un regard neuf sur la tendance démographique lourde déjà mentionnée. D’abord, il y a la peur de la COVID-19 qui a amené tous les travailleurs qui le pouvaient, à travailler de chez-soi. Il reste à voir quel pourcentage continuera à le faire, mais plusieurs ont déjà opté pour maintenir ce mode de vie, et se sont même relocalisés à l’extérieur des grands centres urbains, dans des milieux moins densément peuplés. Notons du même souffle, que les villes ont été peu accessibles aux visiteurs de l’extérieur durant la pandémie. Cette situation a exacerbé un autre phénomène, depuis longtemps dénoncé par les résidents ruraux, loin des grands centres: une connection Internet pitoyable, une bande passante sous-perfomante. Les populations rurales ont longtemps décrié l’inéquité qu’elles subissent dans le service Internet. Les ex-citadins eux, n’accepteront pas de perdre un acquis, peu importe leur éloignement de la ville, de leur lieu de travail. Pas plus tard qu’en avril, l’Autorité canadienne pour les enregistrements Internet (ACEI) indiquait que “depuis le début de la pandémie, les vitesses en milieu rural atteignent entre un cinquième et un dixième de ce qu’elles sont en milieu urbain (…) les vitesses de téléchargement en milieu rural oscillaient entre 5,5 Mb/s comparativement à près de 50 Mb/s dans le Canada urbain.” Notons que les Canadiens paient davantage pour leur service de télécommunication que les consommateurs de pays similaires.

Parions qu’une nouvelle dynamique ville-banlieue-campagne, avec un renouveau culturel, est déjà entamée. Il semble qu’alors que les villes s’adapteront à l’après-pandémie, les résidents partout ailleurs en feront autant. Ce brasse-camarade démographique pourrait s’avérer révélateur sur le plan de l’harmonie ou des tensions intergénérationnelles. Bientôt, l’escapade du weekend à la campagne du citadin, et le safari-photo en ville du campagnard, pourraient prendre une tout autre allure. Ces deux mondes n’en feront enfin peut-être qu’un.

Le rat de ville et le rat de champs, illustration de Gaston Gélibert (1850-1931). Bibliothèque de l’Institut, in-4, fonds Ehrard 385. Source: Institutdefrance.fr, 28 juin 2021.

Quand des enfants parlent d’eux-mêmes

Y a-t-il quelque chose de plus beau que la découverte de soi? Peut-être avoir le privilège d’assister à celle que fait un enfant. Est-ce la raison qui a poussé Christina Willings, réalisatrice, et Shirley Vercruysse, productrice, à titrer leur documentaire Beauty? Le film, en anglais et en français, donne toute la place à cinq enfants qui partagent les hauts et les bas de cette découverte d’eux-mêmes et nous offrent le privilège d’en témoigner. Un bon moment à vivre que ce visionnement disponible sur le site de l’ONF. Une belle façon de célébrer la diversité, l’inclusion et notre humanité qui grandit.

Beauty, vignette. Source: Office national du film du Canada, 18 juin 2021.

Culture ou tradition?

Une des raisons qui nous ont motivés à constituer la Collection, est notre désir de l’inclure dans une conversation autour du développement culturel. Par nos efforts, nous souhaitons agir en porte-voix et amplifier les messages des enfants sur le présent et leurs contributions à la culture. Cet article aborde donc la culture et une question comme un défi lancé: “Qu’est-ce donc pour vous la culture enfantine, ou la culture elle -même?”

La pandémie, et la récession qui l’accompagne, ont déjà des effets psychologiques profonds et bousculeront la culture pour plusieurs années, voire des générations. Cette crise planétaire teste la capacité de coopération des nations, fait émerger toutes sortes de comportements antisociaux, tout en exposant les inégalités et les lacunes systémiques des institutions.

Depuis la fin du siècle dernier, l’idée d’une culture propre à l’enfance a fait son chemin dans les domaines de la psychologie sociale et l’anthropologie. Qu’il y ait une telle culture, on peut toujours en débattre. En supposant que oui, il restera tout de même à débattre de son niveau d’autonomie ou d’étanchéité à la culture multigénérationnelle ambiante. Toujours est-il que l’image que les enfants se font d’eux-mêmes et de la société qui les regarde grandir dans les circonstances actuelles, doit tous nous interpeller de manière soutenue.

Avant de partir visiter de la parenté à l’étranger, de réorienter notre carrière, de prendre une retraite anticipée, ou de faire une excursion touristique, prenons le temps de faire le point sur ce que la culture signifie maintenant pour nous. Voyons chacun pour soi, si ou à quel point cette culture est inclusive pour les enfants, ou comment elle peut le devenir davantage. Pour explorez le sujet plus en profondeur, découvrez l’article révélateur par Olivier Morin, Pourquoi les enfants ont-ils des traditions? paru dans Terrain Anthropologie et Sciences Humaines (no. 55 septembre 2010, p. 20-39) et accessible sur OpenEdition Journals. Bien que nous trouvons son optique sur culture enfantine plutôt étanche, la touche d’humour ne manque pas de plaire. Olivier Morin est Chargé de recherche à l’Institut Jean-Nicod (Paris).

Collin maillard, c1750-1752, Toledo Museum of Art. Par Jean-Honoré Fragonard. Source: Wikimedia.com, 24 mai 2021.

Entrée des artistes

Bien des artistes ont dû se réinventer durant la pandmie. Macaire Everett elle a transformé l’entrée devant chez elle en studio extérieur, avec tous les défis météorologiques que cela implique. D’artiste à la craie, au début de la pandémie, la voici maintenant autrice. Avec son frère Camden, sa muse, elle vient de publier son son premier livre. Le merveilleux ouvrage regroupe plus de 120 photographies pleine page, de dessins à la craie qu’elle a réalisés.

Le livre en anglais The world from our driveway (sur Amazon) nous plonge dans l’aventure de l’adolescente et de son jeune frère, qui font face à l’impératif apprentissage à la maison, imposé par la pandémie. Une section du livre nous montre le travail de préparation et de documentation des dessins. Chaque page offre à apprécier les multiples sources d’inspiration. Ce qui rend cette histoire si touchante, est de voir comment l’impulsion de départ de se protéger, voire s’immuniser, coûte que coûte contre l’ennui (en plus du virus), s’est transformé en mission familiale et communautaire pour encourager la résilience et apporter du bonheur tout azimut.

Macaire a partagé allègrement ses images sur les réseaux sociaux. Un de nos articles de l’été dernier avait présenté son très populaire compte Instagram. Quel soulagement de savoir que son travail, bien qu’éphémère en soi, puisse être mis en mémoire sur papier. Peut-être l’entrée d’auto elle-même sera-t-elle un jour désignée patrimoine reconnu par l’UNESCO. Fabulation? Après tout, les musées du monde ne se précipitent-ils pas en ce moment, pour documenter la vie durant cette pandémie?

Les compositions de Macaire sont chacune si inspirées et attrayantes, qu’il est impossible d’en faire sortir une du lot. Avec la Fête des Mères à nos portes, il faut voir le dessin cadeau d’anniversaire que Macaire à offert à sa mère. Le seul réalisé à l’intérieur par un jour de pluie, ne manquera pas de vous émouvoir. Pour nous à la Collection, s’il faut en pointer un en paticulier, ce sera celui intitulée We are all in this together (tout le monde ensemble). Un titre bien à propos pour la pandémie, mais aussi parce que c’est le seul dessin pour lequel Macaire a puisé dans ses propres archives personnelles et pour lequel elle s’est mise en scène au côté de sa muse. Dans cette fresque, le personnel et l’universel se rejoignent pour le plus grand bonheur du lecteur.

The world from our driveway, couverture arrière. Par Macaire Everett. Source: Amazon.ca, 4 mai 2021.

Sans papier sensible

On sait que le dessin est au coeur de notre Collection. Il reste qu’elle ne s’y limite pas et ce blogue a abordé d’autres formats par le passé. Prenons seulement les récents articles sur l’art du collage et aussi celui sur le carnet de note et le journal personnel. Toutefois, un support que nous n’avons pas encore abordé est celui de la photographie par les enfants.

Normal, puisque si l’accès au papier et aux crayons est encore loin d’être universel, l’accès aux caméras par les enfants reste encore bien marginal, disons-le. Bien entendu que laisser les enfants manipuler un équipement coûteux et fragile vient avec un niveau de stress dont un parent se passerait volontier. Il y a tout de même des façons d’y arriver sans encombre et choisir le bon moment pour donner cette responsabilité à un enfant est le premier pas. Lui donner une mission enlevante avec un but précis est aussi une façon d’aller chercher son adhésion et prévenir la négligence. Par exemple, l’activité photographique peut complémenter un cours de dessin, ou un projet documentaire durant des vacances. Faire participer les parents ou le reste de la famille est un atout de plus pour la réussite du projet. Plus les images seront visionnées et commentées, plus l’enfant se sentira valorisé et responsable. La prise de photos peut constituer une activité bien éphémère dont on se lasse assez vite. Afin de maintenir et accroître l’intérêt de l’enfant, il vaut mieux orienter l’activité du photographe vers un but clair et l’accompagner à chaque étape. La prise de photos peut conduire à des compétences esthétiques accrues, un plus grand sens d’observation, d’analyse et même de nouvelles habiletés en dessin.

Un organisme sans but lucratif a par ailleurs mené l’exercice encore plus loin, en mettant en place des programmes de photographie par les enfants qui en font un travail d’équipe, une activité de croissance personnel et de changement social ancrée dans la communauté. Découvrez 100 Cameras. Établi à New York, l’organisme mène des projets dans plusieurs pays qui permettent aux jeunes de se raconter en images à l’aide de caméras. Les images sont vendues en ligne, et les revenus ainsi obtenus servent à financer des projets locaux choisis localement. Des programmes pour les éducateurs sont aussi offerts. Nous ne savons pas encore si les photographes conservent leur fichier numérique initial, ou si les clichés ne sont imprimés que lors d’un achat, ou si le photographe reçoit une impression. Si vous découvrez ces détails, écrivez-nous.

Symbole de photographie pour Wikipedia 20,  par Jasmina El Bouamraoui et Karabo Poppy Moletsane. Source: Wikimedia.org, 28 avril 2021.

Terroir de l’enfance

On fait aisément le rapprochement entre le dessin d’enfant et l’éducation, l’éducation artistique ou la psychologie de l’enfant. Ici à la Collection, on ose croire que des liens plus étroits mériteraient à être tissés avec l’anthropologie, l’histoire et l’ethnographie, pour l’avancement des savoirs.

L’intérêt pour le dessin d’enfant, surgit parfois de perspectives surprenantes. Alina Gabriela Tamas, enseignante de la petite enfance, a fait osé une approche rafraîchissante en analysant des dessins dans une perspective géographique. Publié par la revue Romanian Review of Geographical Education (Vol. III no. Feb. 2014), son article (en anglais) décrit l’analyse de 42 dessins d’enfants de 4 à 7 ans. Le texte est court, accessible et illustré de toutes les reproductions décrites. Qui aurait cru que la géographie aussi gagne à côtoyer le dessin d’enfant?

Hello Tree, par Sahana, 2020. Source: CDIC-CIDE, 2021.

Coupe papier

Dans un grand centre urbain, 2060. Sophie, 10 ans, regarde son grand-père faire du rangement dans un placard poussiéreux. “Papi, qu’est-ce que c’est ça?” demande-t-elle. “Ça ma belle, c’est un crayon” répond-il un peu distraitement. Elle poursuit, “Et ça?” Il se rend compte qu’il lui faudrait porter attention. “Ça? Et bien c’est une feuille de papier avec un dessin” et il la voit qui attend pour en savoir plus, mais il se demande s’il pourra trouver une feuille dans la maison pour lui expliquer plus en détail.

Est-ce trop tiré par les cheveux que penser que dans 30 ans nous puissions trouver une enfant de dix ans qui n’aurait jamais vu un crayon et une feuille de papier? Facile, si l’on tient compte de la rapidité avec laquelle décroît l’utilisation du papier dans le quotidien de plusieurs, que ce soit au boulot ou à la maison. Les écrans prolifèrent, nous permettent de produire, d’authentifier, de partager et de classer nos documents sans papier ni encre. Même les ventes d’imprimantes diminuent sans arrêt depuis un bon moment déjà. Qui plus est, on a besoin d’imprimer bien moins que par le passé avec chacun de ces appareils. C’est si on en a possède toujours un.

Y a-t-il même encore des feuilles de papier à recycler à la maison, qui ne soit pas du papier d’emballage, et sur lesquelles les enfants puissent dessiner? Les feuilles toutes neuves nous arrivent-elles seulement que de l’école? Généralement, les jeux des enfants imitent ce qu’ils voient faire des grands. Si les adultes n’utilisent plus papier et crayons, pas plus à la maison qu’au travail, qu’est-ce qui inspirera les enfants le faire?

En 2015, le Washington Post a publié un article de Michal S. Rosenwald. Il y décrit comment l’industrie du papier mettait sur pied une campagne de relation publique de sorte à promouvoir la pertinence du produit contre vents et marées, ainsi qu’à protéger les niveaux de production, ou du moins à en ralentir le déclin. Il montre à quel point la culture numérique est dévastatrice pour ce produit, et comment l’industrie compte contre-attaquer, notamment en intensifiant la visibilité du papier… sur Internet.

Avançons de quelques années à peine, plus une année depandémie, et le déclin du papier à imprimer se poursuit. L’industrie ne peut que le constater, comme dans ce rapport par Fisher International. Pour ce qui est des imprimantes de bureau ou pour la maison, on ne devrait pas tarder à savoir de quel côté le vent va tourner. Au cours de la dernière année, le journaliste Roberto Torres s’est demandé sur CIO Dive Will the pandemic spell the end of the printer? Peu de temps avant, deux experts en technologie, Duncan Stewart et Nobuo Okubo jouant au futuristes, ont prédit un avenir fleurissant aux imprimantes numériques pour les prochaines années, travail à la maison aidant: Printer Charming: COVID-19 TMT Predictions. Notre rapport à la paire papier-crayon change rapidement, les enfants n’y sont pas imperméables. Imprimons recto, laissons-les dessiner au verso. Faisons ça pour Sophie.