Ça sent le dinosaure

De Godzilla à Barney, en passant par la série de films Parc Jurassique, il est à peu près certain que la plupart des enfants ont dessiné un dinosaure à un moment donné.

Les ossements de vrais dinosaures sont préservés et exposés partout dans le monde. Ils nous aident à comprendre et à apprécier leur suprématie animale, depuis longtemps disparue.

Saviez-vous qu’on prend aussi soin de leurs excréments? Tout à fait, la merde de dinosaure a son musée! Bon, à vrai dire les excréments se sont fossilisés et transformés en coprolithes.

Le Poozeum a été créé comme une ressource en ligne en 2014, par son instigateur George Frandsen. Dix ans plus tard, il vient d’ouvrir pignon sur rue à William, Arizona, pas loin du Grand Canyon. Le musée et sa boutique présentent environ 8 000 coprolithes. Il détient pour cela un record Guinness, ainsi que pour le plus gros coprolithe jamais découvert (67,5 x 15,7 cm), qui proviendrait d’un T.rex, selon George Frandsen.

La prochaine fois que vous dessinez un dinosaure, n’oubliez pas son coprolithe. Qui sait, pleut-être un jour découvrirons-nous que la planète entière est un coprolithe, ou un dérivé, qui pivote sur son orbite.

Le fondateur du Poozeum, George Frandsen, prend la pose. Source: Poozeum, 2024.

Vue sur l’éloignement familial

Développer une collection comme celle de CIDE apporte souvent son lot de questionnement et d’embuches. Les dessins d’enfants ont presque tous disparus pendant des siècles, voire des millénaires. Il y a bien deux raisons pour cela. L’une est le peu de valeur qu’on leur accorde, et par extension aux enfants, parce que l’enfance est éphémère. Soit on a hâte qu’ils grandissent, ou bien ils grandissent trop vite. L’autre raison est que même si on accorde une grande importance aux dessins et apprentissages des enfants, c’est une appréciation vécue en privé au sein de la famille, et non avec la communauté. Les images sont pour l’album de famille sans plus.

Par nos efforts pour élargir la conversation, visant une meilleure conservation, nous nous demandons ce qui peut bien amener des individus, et des parents à garder près d’eux ces fragiles objets. Nous nous demandons aussi, quel peut être le meilleur moment pour en contribuer à la collection?

C’est difficile à déterminer. Le meilleur moment est peut-être lorsqu’un parent et son enfant conviennent de laisser l’image quitter foyer, dans le cas d’un jeune enfant. Si l’enfant est devenu adulte, toujours en possession de ses dessins que son parent a probablement conservé, cette personne pourrait ne plus s’intéresser aux images, ou vouloir simplement rendre hommage au parent qui y en a pris soin.

Quand une famille préserve l’expression artistique des enfants pour une longue période, cela augure bien pour son avenir. Du moins il semble, car cela reflète le lien solide entre le parent et l’enfant, le désir d’en garder la trace. Cependant, le contraire pourrait se produire, et plus longtemps la famille préserve un dessin d’enfant, plus celui-ci risquerait de disparaître. C’est que comme toute relation interpersonnelle, l’intensité du lien familial peut fluctuer dans le temps.

Il arrive parfois que les enfants devenus adultes s’éloignent de leurs parents, leur fratrie, ou vice-versa. On parle ici d’éloignement physique, mais surtout relationnel ou affectif. Lorsque cela se produit, les objets qu’ils ont partagés dans le passé acquièrent de nouvelles significations. C’est le cas pour les dessins des enfants, qui peuvent perdre leur charge émotive et devenir négligeables. L’éloignement familial, lorsqu’il se produit, peut mettre à risque les images qui jusque-là avaient été protégées.

La décision de préserver ou nom l’art des enfants est et restera entre les mains d’individus et de parents. Notre approche participative du développement de collection ajoute une composante collective ou communautaire à l’équation. Nous envisageons que cela pourra stimuler le dialogue entre les générations et l’éveil culturel.

L’éloignement familial se trouve sous la loupe de quelques chercheurs depuis une bonne décennie. Ils nous disent tous que divers facteurs peuvent amener les membres d’une famille à couper les liens. L’arrêt des échanges varie grandement dans le temps, de quelques mois, à plusieurs années, et même la vie entière. La famille peut se distancier graduellement, sans même que ses membres sachent précisément pourquoi.

Une pionnière sur le sujet est Dr. Kylie Agllias, maître de conférences adjointe à l’Université de Newcastle, en Australie. Son livre, Family estrangement: A matter of perspective (Routledge, 2016), est un incontournable, largement cité. Le gérontologue Dr. Karl Pillemer de l’Université Cornell a lui écrit le livre Fault lines: Fractured families and how to mend them (Penguin, 2022). Il y aborde amplement la résilience et la réconciliation. En 2015, l’organisme britannique Stand Alone a mené une étude révélatrice. Plus de huit cents personnes ont participé. Les résultats ont été rapportés dans un rapport rédigé par la psychologue Dr. Lucy Blake, du Centre for Family Research, à l’Université de Cambridge : Hidden voices: Family estrangement in adulthood, et disponible en ligne. Il nous renseigne sur des aspects encore peu abordés de la vie moderne.

Membres de la famille. Par Léo, c1969. Source: CDIC-CIDE.

Un vrai poisson d’avril

Un jour viendra peut-être où les blagues du 1er avril et leurs victimes passeront inaperçus. On y est peut-être même déjà.

Ces dernières années, on a connu la prolifération des fausses nouvelles, ainsi que l’interférence réciproque des états sur les réseaux sociaux. S’y ajoutent les trop nombreux conflits armés sur la planète, dont on dit souvent que la première victime est la vérité.

On a décidé de rester dans le vrai cette année, en vous partageant notre image du Poisson d’avril. Ce dessin au crayon a été fait au Québec, pendant la Seconde Guerre mondiale. La tradition de coller un petit poisson dans le dos de sa victime est d’origine française. Détail intéressant, ce dessin n’a été conservé ni par la fillette qui l’a fait, ni par sa mère, mais plutôt par sa grande sœur. Il est inclus dans le fonds Lisette Tremblay de notre collection.

Anthropomorphisme

Le sujet est vaste et d’une grande complexité, aussi vieux que le pouvoir narratif lui-même, dans les civilisations actuelles et anciennes. On n’a qu’à jeter un coup d’œil aux avatars des gamers, ou aux mascottes de nos équipes sportives, pour constater à quel point cette capacité que nous avons d’assigner des qualités ou traits humains à des animaux, des plantes ou des objets s’imprègne partout. On retrouve l’anthropomorphisme dans à peu près toutes les formes artistiques.

Un court article sur un blog ne peut s’étendre sur les multiples ramifications du phénomène. L’intention ici est de mettre en évidence le fait que de plus en plus de chercheurs de domaines variés remettent en question la façon dont les transmetteurs d’histoires utilisent l’anthropomorphisme. Parents, écrivains, illustrateurs, dramaturges, et même porteurs de discours religieux, soyez donc à l’écoute, car des critiques littéraires, des écologistes, des chercheurs en cognition ou en sociologie sont d’avis qu’il y a un côté obscure à l’anthropomorphisme, que le côté amusant risque de nous cacher.

Mais, commençons par ce bon côté qui nous fait souvent sourire, et surtout communiquer.

Les travaux de la psychologue Gabrielle Airenti, professeure à l’Université de Turin, ont été amplement cités. Dans un de ces nombreux articles, Aux origines de l’anthropomorphisme (Gradhiva, No.15, 2012), elle nous informe que « l’enfant ne confond pas la vie réelle et la situation imaginaire, et il peut passer de l’une à l’autre sans difficulté. Comme le remarquait Karl Bühler, un enfant peut jeter au feu un bout de bois qu’il traitait jusque-là comme un bébé. Dans le jeu de fiction, il expérimente des relations, explore des sentiments, des émotions, des états mentaux. L’enfant qui fait semblant de prendre le bout de bois pour un bébé parle avec lui comme il s’imagine qu’une mère le ferait. Dans ce cas précis, traiter un objet comme s’il s’agissait d’une personne est un exercice qui permet à l’enfant d’affiner ses capacités de compréhension de soi-même et des autres. »

Avec le temps, on devient tous d’agiles « anthropomorphistes » à l’âge adulte. Comédiens, parents et enseignants savent à quel point les personnages anthropomorphes peuvent efficacement capter l’attention des enfants, et les enthousiasmer. Prenons par exemple une activité créée par Creative Exchange, une collaboration entre l’England Arts Council et l’Université de Durham (Royaume Uni) : How to use anthropomorphism to release children’s creativity. On y met l’anthropomorphisme à contribution, pour stimuler non seulement l’imaginaire, mais aussi l’esprit de collaboration. Comme on peut le deviner, la grande majorité des ressources d’une bibliothèque scolaire inclus des images anthropomorphes.

Pourtant, malgré son aspect socialisant et émotionnellement utile, le phénomène ne fait plus l’unanimité. Ils sont plusieurs à vouloir mettre en garde contre ce qui selon eux peut tantôt nuire à l’apprentissage, voire même perpétuer des attitudes antisociales.

On a trouvé de tels avertissements dans le catalogue de l’exposition fort captivante : Animals Are Us: Anthropomorphism in Children’s Literature; Celebrating  the Peter Solomon Collection. L’exposition a été présentée en 2021 à la Houghton Library (Cambridge). Le catalogue édité entre autres par Thomas Hyry, offre un beau moment de lecteur, et comprend de formidables illustrations. Quatre des collaborateurs sont derrière le chapitre qui nous est à propos : The Pitfalls and Potential of Anthropomorphism in children Literature. Ils y avancent que la pratique perpétue le plus souvent des stéréotypes, en plus de souffrir un manque de diversité dans les sujets et les groupes représentés. Il semblerait donc que nous ne pouvons nous empêcher de projeter autant nos biais inconscients que nos intentions narratives, si nobles qu’elles puissent être. Les auteurs sonnent l’alarme et jugent qu’une conscientisation accrue est nécessaire pour améliorer la transmission des histoires sous quelque forme que ce soit. L’article se termine tout de même sur un ton optimiste. Les auteurs sont confiants qu’à mesure que les experts de l’enfance, en psychologie, et en littérature améliorent leur compréhension du jeune lecteur, la littérature jeunesse, les histoires avec leurs personnages qu’on leur propose seront mieux adaptées, et feront preuve d’une plus grande sensibilité éthique.

Une autre spécialiste, en éducation cette fois, s’est intéressée à l’impact que peuvent avoir les images anthropomorphe, sur l’habileté des enfants à discerner les éléments fictifs, des faits biologiques. Anne-Marie Dionne est professeure agrégée à l’université d’Ottawa. Elle a publié en 2020 son article L’anthropomorphisme des animaux dans les albums de littérature jeunesse (Nouveaux cahiers de la recherche en éducation, Vol. 22, No. 2, Université de Sherbrooke). Elle nous informe en détails qu’il y a bien des niveaux d’anthropomorphisme, c’est–à-dire des représentations avec un rapport plus ou moins marqué à la réalité. Tout en ne perdant pas de vue l’avantage socio-émotionnel d’une narration usant de personnages anthropomorphes, elle aussi sonne l’alarme, mais cette fois pour parer à un possible effet neutralisant à l’apprentissage scientifique que pourrait apporter de tels personnages. « Les jeux de rôles parfois sensibles, tenus par des animaux et non pas par des humains, procurent aux enfants la distance intellectuelle et émotionnelle qui leur est nécessaire pour être réflexifs et critiques en regard de diverses problématiques, ce qui soutient leur développement socio-émotionnel. Mais, il n’en demeure pas moins que ces albums peuvent en même temps avoir de l’influence sur leur raisonnement biologique en induisant de fausses croyances scientifiques. » Elle ajoute plus loin que les albums « exempts d’éléments anthropomorphiques pourrait constituer un avantage en ce qui concerne la présentation de propriétés biologiques des animaux. » D’autres chercheurs ont par ailleurs souligné que les mammifères sont largement surreprésentés dans les personnages fictifs disponibles, et que l’environnement dans lequel on campe ces personnages va influencer la perception du niveau de réalisme dans la narration.

N’allez pas croire que les éducateurs, les psychologues et les critiques littéraires sont les seuls à s’intéresser au sujet. Des spécialistes en informatiques, et même en études religieuses sont aussi curieux d’apprendre comment les enfants réagissent face à l’anthropomorphisme et en font usage. Un livre absolument fascinant publié chez Springer présente plusieurs textes d’auteurs s’intéressant à la façon dont les enfants dessinent Dieu : When Children Draw Gods A Multicultural and Interdisciplinary Approach to Children’s Representations of Supernatural Agents. Images anthropomorphiques vous dites? Oui et non. Un chapitre par Gregory Dessart et Pierre-Yves Brandt présente une étude de cas réalisée en Suisse. Elle est d’autant plus originale que les auteurs s’intéressent à un ce qu’ils nomment un processus de dé-anthropomorphisation. Selon eux, les enfants avec un parcours d’éducation religieuse pourraient être moins portés à représenter Dieu sous des traits humains.

Songeant aux quelques textes cités plus haut, je trouve intéressant que des spécialistes soucieux d’enseignement biologique, ainsi que d’autres soucieux d’enseignement religieux souhaiteraient que les enfants soient moins influencés par l’anthropomorphisme, mais chacun pour des raisons différentes, les uns pour l’accès à la connaissance biologique, les autres pour des représentations du divin moins disons humanoïdes. Le pouvoir socio-émotionnel de l’anthropomorphisme est-il trop grand ou fallacieux? C’est une bonne question.

Vous voulez peut-être voir plus d’images anthropomorphes? Visitez ce court article par Meagan Jones, accompagné de nombreuses très belles images sur le site du Rockwell Center for American Visual Studies : Degrees of Humanity: Anthropomorphism and its development in children’s book illustration (2013).

portrait, landscape, religion, crayons, paper, 1960s
Grand (détail), comme dans Dieu est Grand. Par Léo, c1969. Source: CDIC-CIDE.

Journée mondiale de l’enfance 2023

Ils devraient être ce qui compte le plus à nos yeux, pourtant ils sont nombreux à souffrir, à mourir même, d’est en ouest et du nord au sud. À l’occasion du 20 novembre 2023, nous ajoutons notre voix à de nombreux organismes caritatifs à travers le monde, pour dénoncer la négligence et les agressions que subissent les enfants.

Empressons-nous tous de nous familiariser davantage  avec les droits de l’enfant, d’en parler et d’agir pour la sécurité et le développement des enfants. Les sources d’information ne manquent pas, à portée de main sur Internet. Prenez par exemple la recherche et les rapports offerts par KidsRights, situé à Amsterdam. Leurs analyses sont récentes, et leurs programmes impliquent directement des jeunes d’une quarantaine de pays.

Pendant ce temps, tel que rapporté d’une rencontre de la Commission sociale, humanitaire et culturelle de l’ONU en octobre, on pouvait y entendre les représentants nationaux se renvoyer le blâme à propos de la sécurité des enfants dans le monde. C’est sans doute une bonne chose que le sujet soit débattu, mais le ton et la bonne foi des participants laissent à désirer.

Au Canada, le 25 novembre prochain, la Coalition canadienne pour les droits des enfants présentera lors d’un webinaire, les travaux et les résultats d’une étude menée par de jeunes chercheurs. La présentation gratuite sera en anglais, et accessible aux jeunes. Une pré-inscription est requise.

Maison en flamme. Par Yvon, c1967. Source: CDIC-CIDE.

Le dessin enfantin sous la loupe de l’IA

Les spécialistes de ce qu’on appelle l’intelligence artificielle  ne font que commencer à nous surprendre, en démontrant comment ce nouvel outil peut changer notre façon de regarder et de penser le dessin enfantin.

Les chercheurs en informatique développent des systèmes sophistiqués pour explorer des méthodes efficaces de classification et d’analyse des dessins, de leurs composantes, et des processus qui les rendent possibles. Dit le plus simplement, les ingénieurs utilisent des systèmes numériques de reconnaissance visuelle, liés à des modèles mathématiques pour créer des systèmes d’apprentissage automatique. Inspirés par des observations et des études faites par des humains, ils comparent parfois les résultats produits par des humains, avec les types et quantités d’éléments et de catégories que ces systèmes numériques analysent, ce en terme d’efficacité et de précision.

Voulant toujours aller plus loin dans l’efficacité informatique des systèmes, les chercheurs préfèrent souvent fournir des appareils numériques avec écrans tactiles aux  participants, pour la collecte de données, laissant ainsi de côté crayons et papier. Cela peut paraître étrange pas seulement parce que dessiner sur du papier ou sur un écran sont deux expériences assez différentes pour qui a connu les deux, mais aussi parce que la proportion d’enfants qui ont accès à ces écrans tactiles reste et restera très marginale. Cela soulève inévitablement la question à savoir les dessins de qui au juste, les chercheurs se préoccupent-ils vraiment?

Prenons par exemple cette étude publiée dans Alexandria Engineering Journal (Vol. 60, no. 1) en 2021 : Classification of children’s drawings strategies on touch-screen of seriation objects using a novel deep learning hybrid model. L’article de Dzulfikri Pysal, Said Jadid Abdulkadir, Siti Rohkmah Mohd Shukri, et Hitham Alhussian est accessible sur Science Direct. Ils concluent que l’analyse quantitative des dessins enfantins par leur système informatique est à la fois plus rapide et plus précise qu’une analyse qualitative faite par des humains.

Soit, mais rappelons ici que les images sont créées en format numérique. Ne pourrions-nous pas dire que cela confère un avantage à la machine, en termes de type de données saisies et utilisées?

Pour des raisons purement méthodologiques, les chercheurs qui développent ces systèmes pour analyser des dessins d’enfants favoriseront les écrans tactiles pour la cueillette de données. On trouve un autre exemple de ce choix, dans une étude par Seth Polsley, et quatre collègues intitulée Detecting children’s fine motor skills development using machine learning, et publiée en 2022 dans International Journal of Artificial Intelligence in Education (No. 32). Ici encore, les images ont été créées sur des appareils électroniques seulement.

Il y a pourtant aussi des chercheurs en IA qui exigent que les ordinateurs « regardent » et analysent des dessins d’enfants réalisés sur papier. Ochilbek Rakhmanov, Nwojo Nnanna Agwu, et Steve Adeshina, de la Nile University of Nigeria, l’ont justement fait dans leur étude intitulée Experimentation on hand drawn sketches by children to classify draw-a-person test Images in psychology. Leurs résultats ont été présentés en 2020 dans le cadre de la 33e International Florida Artificial Intelligence Research Society Conference (FLAIRS 2020). Il serait injuste de tenter d’en résumer les conclusions en quelques lignes seulement. Chose certaine, ils méritent notre admiration pour avoir présenté la seule étude s’intéressant au dessin enfantin, parmi plus d’une centaine d’autres communications à cette conférence. Ce qui importe ici est de savoir que les dessins créés sur papier peuvent assister la recherche en IA.

Un des principaux défis auxquels sont confrontés les chercheurs demeure la qualité et l’étendue de la base de données à leur disposition. Le modèle participatif en ligne entre ici en jeu, et les chercheurs y ont souvent recours quand il s’agit d’amasser un volume important de données. Une de ces initiative les plus connue et accessible est QuickDraw créé par Jonas Jongejan, Henry Rowley, Takashi Kawashima, Jongmin Kim, et Nick Fox-Gieg, en collaboration avec Google Creative Lab. Ce jeu propose à quiconque d’aider l’apprentissage automatique par informatique simplement en dessinant à l’écran. Selon Google, 15 M de personnes ont déjà contribué 50 M d’images. Le géant du web ouvre librement cet espace virtuel en toute transparence pour le recherche.

Les avancées en IA semblent déjà dépasser notre habileté à les suivre. Il reste que nous nous devons d’essayer d’en saisir de notre mieux la portée et les impacts. Cette semaine même se déroule à Delft University of Technology (Pays-Bas), la 11e Conference on Human Computation and Crowdsourcing (HCOMP 2023), présentée par l’ Association for the Advancement of Artificial Intelligence (AAAI).

Robot. Par Léo Beaulieu, c1972. Source: CDIC-CIDE.

Les pieds dans le sable

L’été s’installe sur l’hémisphere nord, et nombreux sont ceux qui profiteront de bons moments à la plage. Ci-dessous, une image de notre collection reflète un tel plaisir familial avec les pieds dans le sable. Pour des souvenirs durables, rien ne vaut les jeux à la plage.

Saviez-vous que faire de petits châteaux de sable peut mener à une vie de voyages et même à gagner un revenu? Il y a des douzaines de concours amateurs et professionnels de sculpture sur sable, principalement mais pas exclusivement, en Amérique du Nord. On en trouve aux Pays-Bas, en Espagne, au Japon, ainsi qu’en Australie. Selon le Guinness World Records, le plus recent record du monde du château de sable le plus haut revient au Skulpturparken Blokhus, au Danemark. Il s’élève à 21,16 mètre et fait de plus de 6 tonnes de sable.

Voyez une description des principaux festivals et concours voués à cette pratique aux États-Unis, dans l’article illustré que la passionnée Susan LaBorde a publié sur Happy Beachcomber. Le réputé Hampton Beach Sand Sculpting Classic a présenté son edition annuelle la semaine dernière, et on peut admirer les oeuvres des experts sur leur page Facebook. Chez leur voisin du nord, on trouve un calendrier des événements de cet été sur ehCanada. Celui aux Îles-de-la-Madeleine se déroulera du 11 au 13 août.

Le sable a même son musée au parc Sottori Sand Dunes au Japon. Ce site est étonnant. Voyez les petits trucs qu’ils offrent pour inspirer à se prêter à cet art.

Si vous ne pouvez vous rendre à la plage, il y a toujours l’imaginaire et… le papier sablé comme solution de rechange. On peut faire des dessins formidables avec de la craie ou du pastel sur papier sablé. Stacey de Capturing Parenthood a toutes les astuces de dessin sur ce support pour nous. Il y a même beaucoup plus d’utilisations creatives du papier sablé, comme l’explique Jackie Myers, dans son article publié sur le site Art of Education University. Notamment, le papier sablé est depuis longtemps et demeure un aiguisoir sans égal.

Je vais à la plage. Par Sahana, 2021. Source: CDIC-CIDE.

Semaine de l’action bénévole 2023

Nous nous joignons aux autres membres de Bénévoles Canada pour rendre hommage à tous les citoyens dont l’engagement bénévole fait progresser une multitude de causes partout dans le monde. Merci à nos bénévoles actuels et passés pour leur soutien et leur dévouement, et faire de notre collection une réalité.

Nous sommes d’ailleurs à la recherche de bénévoles supplémentaires pour deux de nos comités permanents cette année. Prenez un moment pour consulter la page de description de chacun des mandats, et songez à vous joindre à nous, que ce soit en personne ou virtuellement.

Pour les tout-petits, Bénévoles Canada offre une belle page à colorier. Mettez-y vos couleurs et célébrez avec nous en affichant votre talent.

L’annonce ci-dessous inclut un dessin de notre collection fait en 1970. Tiré d’un cahier de cathéchèse, il dépeint des paroissiens tout sourire par une journée ensoleillée.

Semaine de l’action bénévole 2023. Source: Bénévoles Canada et CDIC-CIDE.

Un peu de nous à la bibliothèque du quartier

Les habitants du quartier Kirkendall à Hamilton (Canada) peuvent maintenant demander à feuilleter notre classeur, à leur succusale de la bibliothèque publique de la rue Locke. Il contient des reproductions de notre collection, couvrant la période des années 1940 à aujourd’hui. Des copies de notre Formulaire de Contribution s’y trouve également, et les familles peuvent facilement soumettre leurs trésors pour les partager avec le monde entier. La rue Locke est le point d’attraction de ce quartier accueillant, avec ses boutiques, ses bons restaurants, cafés achalandés, et écoles à proxémité.

Nous sommes ravis que la Hamilton Public Library adhère à notre programme Partenaires de Collection. Nous invitons les autres bibliothèques publiques ou scolaires à communiquer avec nous pour en apprendre davantage.

Succursale Locke. Source: Hamilton Public Library.

Journée mondiale de l’enfance 2022

Chaque année en novembre, nous ajoutons notre voix à celles d’autres organisations partout dans le monde, pour une plus grande sensibilisation aux droits de l’enfant. Durant les récessions économiques, les désastres environnementaux et les conflits militaires, les enfants sont parmi les plus vulnérables et souffrent profondément.

Nous prenons l’occasion pour présenter brièvement un groupe de chercheurs universitaires qui vouent leurs efforts à l’amélioration durable de la protection des enfants. Leurs travaux méritent le plus grand respect. Le Laboratoire de recherche interdisciplinaire sur le droit de l’enfant loge à l’enseigne de l’Université d’Ottawa. Leur concours annuel de rédaction intéressera les étudiants universitaires. Ils publient un blog en français et en anglais débordant d’articles inspirants et accessibles tous.

Jeux. Par Yvon, c1965. Source CDIC-CIDE.
error: Content is protected !!