Allez faire un tour du côté du mandala et vous trouverez mille et une façons d’exercer votre créativité en famille. D’un simple cercle tracé au crayon puis orné spontanément, aux entrelacs complexes dessinés et coloriés méticuleusement, chacun y trouve son compte. Colorier est votre dada? Même pas besoin de le dessiner, tellement il est facile d’en trouver un tout fin prêt pour vous. Plus simple encore, amassez quelques objets divers et assemblez un mandala éphémère, le temps d’une pause.
La tradition du mandala transcende les cultures, les mouvements religieux et on le retrouve même sans s’en étonner dans la société de consommation aujourd’hui. À la fois empreint de profondeur et de légèreté superficielle, voila bien cette image riche de sens et humble à la fois. Impossible d’ignorer sa beauté envoûtante et la joie qu’il appelle. Seul ou en groupe, faire des mandalas nourrit la patience, le sentiment d’appartenance au monde et la capacité d’introspection.
Lisez l’article en français de Joshua J. Mark, si bien documenté avec de nombreuses photos, publié par la prisée World History Encyclopedia. Des artistes ont aussi fait du mandala leur spécialité. C’est le cas de Jamie Lockeart qui vend de beaux bijoux, lanternes et tabourets de méditation.
Kalachakra thangka painted in Sera Monastery, Tibet. Photo: Kosi Gramatikoff. Exploration of the esoteric dreams of the Himalayas. Source: ResearchGate, 23 février 2022.
On a récemment parlé d’art miniature et de poupées de papier. On poursuit sur les petits vêtements, que les enfants et les adolescents peuvent créer eux-mêmes.
Commençons avec des trousses de jouets qui inspirent les enfants à dessiner, à s’exprimer et à developper leur dextérité. Voici deux compagnies qui en offrent. MasterMind Toys vend des trousses thématiques, pour les vêtements, le tricot, la teinture, les sac à main et pleusieurs autres. Chez JrToyCanada, on trouve une trousse complète avec un mannequin de 30 cm.
Pour les jeunes adolescents, voici une activité de dessin de mode toute simple offerte par l’Atelier Canson. Il est possible de la télécharger et de l’imprimer.
Un service qui ne manquera pas d’intéresser les adolescents, comme leurs parents, qui se passionnent pour le design de mode, est celui de la styliste et graphiste Alice Debarge. En plus de ses formations, elle offre un accompagnement complet pour la création d’une marque, d’une ligne de vêtement, de sa mise en valeur et sa commercialisation.
L’âge d’or de la poupée de papier est terminé depuis longtemps, mais sa persistence dans le temps ne saurait mentir. La poupée de papier amuse, captive les tout petits, et reste abordable pour les parents. Aujourd’hui, on doit sa survie davantage aux éditeurs de livres et artisans, qu’aux fabriquants de jouets. Il peut être compliqué de s’y retrouver dans les produits de consommation, surtout si vous êtes un parent soucieux des stéréotypes et des enjeux autour de l’image corporelle. Selon nous, les meilleures offres viennent de Dansereau par Dominique Dansereau et Paper Thin Personas par Rachel Cohen.
Peut-être est-il encore mieux de la fabriquer soi-même à partir d’une photo de famille. C’est ce que conseille si bien Kelly Burstow de Be A Fun Mom. Utilisez la photo découpée pour tracer une silhouette et dessiner des vêtements avec languettes. Une alternative à la photo est simplement de la dessiner. Fabriquer une poupée de papier donne l’occasion des dessiner, découper et manipuler des images qui stimuleront l’imaginaire pour raconter des histoires en famille.
Pour les adeptes du passé, la poupée de papier a une longue histoire et il existe un vaste marché pour les collectionneurs d’antiquités. La poupée de papier et l’industrie de la mode sont inséparables. Ainsi, la poupée de papier, comme toutes ses cousines, est porteuse de l’image corporelle et des rôles genrés de sa culture d’orgine. Le National Women’s History Museum a publié en 2016, un court article bien documenté sur l’histoire de la poupée de papier, d’une perspective féministe.
Du côté de l’art contemporain pour grandes personnes, impossible d’ignorer le projet artistique grandeur nature et documentaire de l’artiste new-yorkaise October Lane. The Paper Doll Project appelle à la réflexion et peut être d’une aide précieuse pour les parents d’adolescents.
Exemples de vêtements pour poupée de papier. Source: Dansereau.co, 23 Janvier 2022.
Les confinements successifs et les restrictions d’accès durant la pandémie amènent les artistes et autres “créatifs” à redécouvrir les charmes de l’art miniature. Les articles de presse sur les galeries miniatures gratuites se sont multipliés au cours de la dernière année. Le Seattle Met, le Washington Post (2 articles), TimeOut, Urbanicity, la CBC, le Toronto Star, même le Smithsonian Magazine ont démontré leur intérêt pour ces mini-galeries d’art.
Ces reportages nous apprennent que les petits espaces aux allures de maisons de poupée sont déjà installés aux Etats-Unis à Seattle, Portland, Austin, Oakland, Phoenix Atlanta, Washington D.C., Brooklyn, Hyattsville, et aussi au Canada à Edmonton et plus récemment à Hamilton. L’artiste Elaine Luther en a repéré en Suède, en Pologne et au Mexique. S’autoproclamant dénicheuse de mini-galleries d’art, elle a lancé un site web pour nous aider à suivre l’expansion de l’empire.
Ce phénomène grandissant est une bonne nouvelle pour les artistes. Cela représente une façon de plus de faire voir leurs œuvres et de rejoindre un public varié, à proximité et sur le web. C’est aussi une bonne nouvelle pour les enfants et pour la vie de quartier, puisque la petite galerie peut accueillir les objets de n’importe qui, pourvu qu’il y ait de la place. Chacun peut y déposer ou prendre une oeuvre. C’est le même principe que le populaire réseau de petites bibliothèques libre-service.
Les artistes de l’État de Washington sont certainement les catalyseurs du mouvement. Stacy Milrani a été une des pionnières et sa petite galerie est une des plus fréquentées. Quant à elle, Jennyfer McNeely a apporté une toute autre dimension à l’aventure, en créant une conservatrice d’exposition fictive, Margaret Supperfield, une poupée, qui a son propre compte Instagram. Pour Katy Strutz, confectionneuse de poupées, l’appel du miniature allait déjà de soi.
Il est intéressant de constater que ce nouvel engouement pour le miniature arrive au moment où, à l’autre extémité de l’échelle on voit émerger l’art dit immersif, avec son gigantisme et ses superlatifs. Faisant maintenant son apparition dans de grands musées bien établis, les expositions immersives présentent les images de Van Gogh, Klimt, Schiele, Klee et aussi d’artistes contemporains. De tels événements sont ouverts au public à Miami, Atlanta, Houston, Las Vegas, Los Angeles, Toronto, Bordeau, Dubai, Shangai, Macao et Tokyo. Les promoteurs déploient des moyens technologiques sophistiqués pour attirer de nouveaux publics vers les arts visuels et stimuler le tourisme. Le palmarès de Bea Mitchell des tops 11 événements immersifs sur Blooloop, nous montre à quel point cette approche de l’art contraste avec l’art miniature.
Historiquement, l’art miniature a toujours fait partie des grandes collections. Il n’a jamais non plus été absent de l’art contemporain, même s’il n’a pas été de ce qu’on qualifie de blockbuster dans les grands musées, avec leurs gros édifices. Encore aujourd’hui et depuis 30 ans, la Biennale Internationale d’Art Miniature présente de tels œuvres dans la petite ville nordique de Ville Marie, au Québec. Plus d’une dizaine de pays ont été représentés l’été dernier. De l’autre côté de l’Atlantique, à Paris, le public a encore quelques jours pour visiter l’exposition Small is Beautiful. Cette exposition organisée par Encore Productions et Fever, présente les oeuvres miniatures de 20 artistes et des ateliers pour les enfants.
Plus bas, les photos nous fait voir une petite galerie libre-service qui vient tout juste de voir le jour à Hamilton, Canada. L’enseignant d’art Matt Coleman en est l’instigateur. Une artiste de l’endroit y plaçait sa propre contribution, lorsque j’y ai déposé l’édition limitée d’une impression réduite d’un dessin de mon cru.
En haut: Une artiste occupée à la nouvelle petite gallerie libre-service à Hamilton, Canada. Bas: Northerlights, édition limitée à partir d’un dessin au crayon sur papier. Léo Beaulieu, 2010. Source: CDIC-CIDE.
Dans ce court article, on s’éloigne du crayon, de la plume, de la craie et du pinceau, pour porter les projecteurs vers une autre façon tout aussi ancestrale de créer des images. Non ce n’est ni le crochet, ni le tissage, ni même le bas-relief. Jasons pyrogravure, cet art de dessiner par la chaleur ou le feu sur le bois, le cuir, le métal ou le verre. La pyrogravure sur bois étant de loin la plus répandue.
Notre Collection n’a aucun artéfact du genre réalisé par un enfant. Il en existe pourtant, puisque les outils pour en réaliser restent sur le marché. La pyrogravure jouissaient d’une grande popularité dans les années 1950 et 1960, avec l’arrivé de nouveaux produits courus par les familles en quête de loisirs artistiques.
Pour un survol rapide de la palpitante histoire de la pyrogravure, voyez le site du guide d’achat Pyrogravure.net, qui a la qualité d’être détaillé en la matière, mais manque douloureusement d’images. Pour en admirer, rendez-vous plutôt sur le site de l’artisan Bernard Jaquet, qui allie merveilleusement la technique avec la sculpture et l’art décoratif. Son travail est varié, coloré et ma foi, une porte pyrogravé, ça a du cachet.
Du côté de l’art contemporain, on ne peut passer sous silence Cai Guo Quiang dont les oeuvres-évènements à base de poudre à canon font passer la pyrogravure à un tout autre niveau. Son seul projet Exploding the self en fait foi.
Allez, lancez-vous. Ce vidéo sur la chaîne de laCommunauté CulturaCréas vous offre une démonstration en deux petites minutes bien utilisées.
Les plaisirs du dessin et de la musique sont faits l’un pour l’autre. Célébrons la musique qui nous aide tant à traverser la pandémie mondiale, comme tout autre moment difficile, ou aussi les grandes joies. Lancez votre liste de lecture musicale préférée, ou une encore inexplorée, puis laissez-vous aller au dessin le coeur et le crayon légers, emportés par la musique.
Laissez-vous inspirer par un artiste d’une grande profondeur, qui épouse depuis des décennies peinture, musique et poésie: Symon Henry. Comparez votre gestes et vos couleurs aux siennes. En quoi votre musique diffère-t-elle de la sienne?
Pour aller plus loin sur le chemin de la longue histoire d’amour entre la musique et l’image, et son importance culturelle, découvrez le travail de recherche de Christine Guillebaud, dans un article publié dans le numéro 17 des Cahiers d’ethnomusicologie en 2004, pp. 217-240: De la musique au dessin de sol et vice versa.
Le dessin de sol, en Inde du Sud. Photo: Christine Guillebaud. Source: journals.openeditions.org, 10 novembre 2020.
Nous avons tous vu des images à la craie sur les trottoirs durant le récent confinement. Une jeune artiste et son frère cadet, sa muse, ont porté cette activité à un niveau inégalé. Ce que Macaire, quatorze ans, a produit est tout à fait impressionnant, rempli de magie et d’amour. Espérons qu’un promoteur est là pour lui remettre un prix, une bourse, une mention. Déjà, on parle d’eux dans de nombreuses publications. Selon nous, ils font déjà parties (heureusement) de l’histoire de cette pandémie. Ces images éphémères et monumentales ne peuvent évidemment être préservées dans leur forme originale. Une chance pour nous, les médias sociaux sont là. Visitez @macairesmuse sur Instagram. Dites-nous ce que vous en pensez.
Comme on s’apprête à clore la décennie, les publications s’ingénient à en faire le bilan. Dans notre rétroviseur, nous nous tournons vers un ouvrage artistique aussi touchant que révélateur sur les enfants du monde. Les images du livre Where they sleep de James Mollison nous rappellent qu’il reste encore beaucoup à apprendre et à discuter sur la place des enfants dans le monde. Est-ce que tous les enfants dessinent? Bien que certains auteurs semblent le croire, ce n’est probablement pas le cas. Jouent-ils tous? On peut l’espérer, mais là encore peut-être pas. Chose certaine, tous les enfant rêvent. Espérons que comme eux, nous le faisons tous.
Where they sleep. Par James Mollison. Source: jamesmollison.com, 15 septembre 2019.
Aux États-Unis, un réseau de bibliothèques publiques et leurs commanditaires, ont mis sur pied un programme d’éducation artistique après l’école : PROJECTART. L’initiative vise à contrecarrer le mieux possible les effets néfastes de coupures dans les écoles. Des artistes de renom ont apporté leur appui, en donnant des oeuvres issues de leur enfance pour l’exposition My Kid Could Do That.
Matthew Ritchie’s « Soldier, » made with colored pencil when he was 5 or 6. Source : HuffPost, 05/01/2017 16:38 EDT